Haïti, la tension monte d’un cran.
Les forces de l’opposition politique constatent la fin de l’expérience FILS-AIMÉ. Le pacte est qualifié de dérive vers la dictature.
Face à cette situation, l’opposition a structuré sa position autour de trois axes de contestation majeurs :
1. Exigence du départ du gouvernement de facto le 7 juin
L’opposition fixe une date butoir et exige la fin immédiate du gouvernement actuel pour le 7 juin. Elle considère les autorités en place comme illégitimes (de facto) et estime que prolonger leur mandat ne ferait qu’aggraver la crise multidimensionnelle que traverse le pays.
2. Condamnation de l’« opportunisme » des signataires
Les opposants dénoncent avec vigueur les partis et regroupements politiques qui ont apposé leur signature sur ce qu’ils qualifient de « pacte de la honte ». Selon eux, ces signataires font preuve d’un opportunisme flagrant, privilégiant le partage du pouvoir et les intérêts personnels au mépris total des souffrances de la population haïtienne.
3. Création d’un pouvoir exécutif bicéphale parallèle
Pour faire face au pouvoir en place, l’opposition annonce son intention de mettre en place un gouvernement parallèle doté d’un exécutif bicéphale (un Président et un Premier ministre). Cette structure dissidente aurait pour missions prioritaires :
La sécurité : Reprendre le contrôle du territoire face à l’emprise des gangs armés.
Les élections : Organiser des scrutins crédibles, transparents et démocratiques pour rétablir l’ordre constitutionnel.
NDLR : Cette démarche de l’opposition accentue la polarisation de la scène politique haïtienne, créant un risque de double pouvoir exécutif dans un climat sécuritaire et social déjà extrêmement fragile.