À Port‑au‑Prince, près de 200 000 personnes déplacées vivent dans des sites d’hébergement, illustrant la pression exceptionnelle que subit la capitale haïtienne. Un rapport publié par l’Organisation internationale pour les migrations indique que la zone métropolitaine accueille 197 440 déplacés répartis dans 95 sites, soit la concentration la plus élevée du pays.
Au total, Haïti comptait 1 450 254 personnes déplacées internes à la fin de l’année 2025. Parmi elles, environ 20 % se trouvent dans la capitale, tandis que la grande majorité, soit 80 %, est dispersée dans les autres départements. La situation dans la capitale se distingue par la forte densité des populations dans des espaces limités.
Les données montrent que chaque site de la capitale abrite en moyenne 2 078 personnes, un chiffre nettement supérieur à celui observé en province. En comparaison, les 134 sites recensés dans les autres régions du pays accueillent 20 004 déplacés, avec une moyenne de 149 personnes par site.
La capitale représente également un cas particulier en matière de mode d’hébergement. Contrairement aux provinces, où les déplacés vivent majoritairement chez des proches ou dans des communautés d’accueil, 68 % des déplacés de la capitale résident dans des sites structurés ou spontanés.
Cette situation résulte principalement de la dégradation sécuritaire, qui a contraint de nombreux habitants à fuir leurs quartiers sans possibilité de trouver refuge dans leur entourage. Les déplacements massifs ont entraîné la création rapide de nouveaux sites, souvent installés dans des conditions précaires.
Ce rapport, réalisé avec l’appui de la Direction générale de la Protection civile, met en évidence l’ampleur du défi humanitaire dans la capitale. La concentration élevée de déplacés dans ces sites soulève des enjeux importants en matière d’assistance, de logement et de protection.
Rédaction: Zantray News Haïti