Un projet de décret portant sur la liberté de la presse a été validé par le gouvernement et le Conseil présidentiel de transition lors d’un Conseil des ministres tenu le 18 décembre 2025. Le texte a été rendu public dans un contexte institutionnel marqué par la transition politique.
Le 24 décembre, SOS Journalistes Haïti a publié un document dénonçant les implications juridiques de ce décret. L’organisation indique avoir examiné les dispositions contenues dans le texte adopté par l’exécutif.
Selon SOS Journalistes, le décret introduit un ensemble de règles visant à encadrer le travail des médias traditionnels et numériques. L’organisation souligne que ces règles s’accompagnent de sanctions administratives et financières.
Parmi les infractions prévues figurent des faits qualifiés d’injures, de diffamation ou de cyberharcèlement. Le texte mentionne également d’autres restrictions susceptibles d’être appliquées aux journalistes et aux organes de presse.
L’organisation dit s’inquiéter de l’ampleur des sanctions prévues dans le cadre du décret. Elle relève que les pénalités annoncées pourraient avoir un impact direct sur le fonctionnement des médias.
SOS Journalistes rappelle que certaines justifications avancées par les autorités font référence à des pratiques anciennes. Elle estime que ces considérations ne correspondent plus aux normes actuelles en matière de liberté d’expression.
La structure note par ailleurs que le décret a été adopté sans consultation formelle des responsables de médias. Elle souligne l’absence de participation des acteurs concernés dans le processus d’élaboration du texte.
Rédaction: Zantray News Haïti