La Fondasyon Je Klere (FJKL) a exprimé ses préoccupations concernant le décret sur la liberté d’expression adopté le 18 décembre 2025 par le Conseil présidentiel de transition. L’organisation de défense des droits humains a qualifié, le 15 janvier, ce texte de « restrictif ».
La FJKL en demande le retrait, estimant qu’il contient des dispositions contraires aux principes démocratiques. Elle indique que le Conseil présidentiel de transition aurait exercé des compétences relevant normalement du pouvoir législatif.
L’institution évoque une incompatibilité avec la Constitution haïtienne ainsi qu’avec certains engagements internationaux ratifiés par Haïti. Selon ses responsables, plusieurs articles du décret reposent sur des notions jugées imprécises, notamment celles d’ « ordre public » et de « sécurité nationale ». Ces formulations pourraient, selon la FJKL, ouvrir la voie à des interprétations arbitraires.
Le rapport souligne que le décret prévoit des mécanismes permettant l’interpellation de journalistes dans certaines circonstances. Il mentionne également des sanctions pénales pour des infractions liées à la diffamation et à l’exercice de la presse.
L’article 18 est particulièrement mis en cause par la FJKL en raison des obligations imposées aux plateformes numériques. L’organisation estime que ces dispositions soulèvent la question du respect du secret des sources, pourtant garanti par la Constitution.
Rédaction: Zantray News Haïti