Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a salué, mercredi 3 juin 2026, la promulgation du nouveau décret électoral. Dans un message publié sur le réseau social X, l’organisme estime qu’il s’agit d’une étape importante vers la tenue d’élections inclusives et crédibles dans le pays.
Le BINUH a souligné qu’il attend désormais la publication du calendrier électoral ainsi que l’adoption d’autres mesures devant contribuer au rétablissement des institutions démocratiques. L’institution considère que ces différentes actions sont nécessaires pour poursuivre le processus de transition politique en cours.
Dans son message, le Bureau des Nations unies a également réaffirmé son engagement à accompagner les autorités haïtiennes et le Conseil électoral provisoire (CEP). Il a indiqué qu’il continuera à coordonner l’appui international aux élections conformément au mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette position favorable du BINUH a toutefois provoqué une réaction immédiate de Sterline Civil, ancienne directrice du Fonds national de l’éducation (FNE). Depuis sa révocation honteuse de la tête de cette institution, elle s’est imposée comme l’une des critiques les plus constantes du pouvoir en place et de ses décisions politiques.
Réagissant à la publication du BINUH, Sterline Civil s’est dite étonnée qu’une organisation internationale puisse présenter le décret électoral comme une avancée significative. Elle a laissé entendre que le document salué par les Nations unies ne correspond pas à la lecture qu’en font plusieurs observateurs et acteurs politiques haïtiens.
Selon elle, une analyse attentive du texte révèle plutôt un renforcement de l’influence de l’Exécutif sur le processus électoral. Elle estime que le soutien affiché par le BINUH traduit soit une mauvaise appréciation du contenu du décret, soit une sous-estimation des conséquences que certaines de ses dispositions pourraient avoir sur l’organisation des élections.
L’ancienne responsable du FNE, qui avait été nommée par le « pilleur de banque » Smith Augustin, a également exprimé ses inquiétudes quant à l’avenir du processus électoral. À ses yeux, la poursuite d’une telle orientation risque de conduire le pays vers une nouvelle crise électorale, alors qu’Haïti est déjà confrontée à de graves défis politiques, institutionnels et sécuritaires.
Rédaction: Zantray News Haïti