Alors que les débats autour du nouveau décret électoral continuent de susciter de vives réactions sur la scène politique nationale, le porte-parole du parti politique CADOA et ancien député, Abel Descolines, a pris position en faveur du gouvernement en appelant le Conseil Électoral Provisoire (CEP) à demeurer dans le strict cadre de ses attributions constitutionnelles.
Invité à l’émission Débat Piblik, l’ancien parlementaire a mis en garde les conseillers électoraux contre toute tentative de transformer l’institution électorale en acteur politique. Selon lui, le CEP doit conserver son rôle technique et administratif afin de préserver sa crédibilité et la confiance de la population dans le processus électoral.
Abel Descolines a notamment rappelé que l’article 194 de la Constitution confère au CEP la responsabilité d’élaborer les projets de lois et de règlements électoraux nécessaires à l’organisation des scrutins. Toutefois, il a souligné que l’adoption et le suivi de ces textes relèvent normalement du Parlement lorsqu’il est fonctionnel. En l’absence du pouvoir législatif, comme c’est le cas actuellement, cette responsabilité revient légitimement au gouvernement dans le cadre de ses prérogatives exceptionnelles de gestion de la transition.
Pour le dirigeant politique, les critiques adressées à l’Exécutif dans le dossier du décret électoral ne doivent pas faire oublier la nécessité d’assurer la continuité de l’État et la tenue des élections dans les meilleurs délais. Il estime que le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé agit dans un contexte institutionnel complexe marqué par l’absence de Parlement, l’insécurité et les exigences de la transition politique.
Abel Descolines a également insisté sur la nécessité pour toutes les institutions impliquées dans le processus électoral de privilégier le dialogue, la responsabilité et le respect des dispositions constitutionnelles. Selon lui, toute confrontation entre le CEP et l’Exécutif risque d’affaiblir davantage les institutions et de compromettre les efforts engagés en vue du rétablissement de l’ordre démocratique.
À travers cette prise de position, l’ancien député apparaît comme l’un des principaux défenseurs de l’approche gouvernementale dans le dossier électoral, plaidant pour une interprétation pragmatique des responsabilités institutionnelles afin de permettre l’organisation des élections et le retour à la normalité constitutionnelle.