La multiplication des critiques sur une supposée partialité a conduit Mgr Pierre-André Dumas à se retirer de toute démarche de médiation nationale. L’annonce figure dans une note de clarification diffusée par le bureau de l’évêque, qui devait mener les discussions pour trouver une entente politique avant le 7 février, marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.
Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, a publiquement remis en question l’impartialité de l’évêque. L’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant a également exprimé des réserves similaires.
Ces critiques évoquaient un lien présumé avec le REN, qui a un représentant au sein du Conseil présidentiel de transition. Cette situation a alimenté un débat prolongé dans la sphère politique et des droits humains.
Dans son communiqué, Mgr Dumas précise que son nom a circulé sans initiative personnelle de sa part. Il affirme n’avoir jamais formulé d’offre pour assumer un rôle de médiateur politique.
Le texte indique que les sollicitations mentionnant son nom émanaient de plusieurs acteurs nationaux et internationaux. L’évêque souligne avoir simplement accepté d’écouter ces demandes en vue de trouver une sortie de crise à l’approche du 7 février.
Il rappelle que toute démarche entreprise s’inscrivait dans sa mission pastorale. Il précise n’avoir jamais agi comme représentant d’une organisation politique.
Mgr Dumas insiste sur le caractère religieux de sa fonction. Il rappelle que son rôle est de parler à tous et d’encourager le respect de la dignité humaine.
La note conclut par l’annonce officielle de son retrait de toute médiation politique. Cette décision vise à clarifier sa position face aux accusations de partialité.
Rédaction : Zantray News Haïti