Une rencontre s’est tenue ce jeudi entre le directeur de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), Jacques Ludwig Hans Joseph, et le chef des Affaires politiques et de la Bonne gouvernance du BINUH, Sancho Coutinho. Cette réunion met en lumière les efforts en cours pour renforcer la collaboration entre Haïti et les Nations Unies en matière de gouvernance et de respect des sanctions internationales.
Selon le directeur de l’ULCC, les discussions ont porté sur la résolution 2814 adoptée en 2026 par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui confie au BINUH un rôle d’appui auprès des institutions nationales. L’objectif est d’aider des structures comme l’ULCC à mieux comprendre et appliquer les mesures de sanctions visant des acteurs soupçonnés de corruption, de violence ou d’autres crimes.
Au cœur de ce dispositif se trouve le mécanisme de signalement des violations. Ce système permet d’identifier et de rapporter les cas où des individus sanctionnés ne respectent pas les restrictions qui leur sont imposées. Joseph indique qu’il constitue un outil essentiel pour soutenir le travail des experts internationaux et améliorer le suivi des sanctions.
L’ULCC devra ainsi renforcer la diffusion de ce mécanisme afin de le rendre plus visible et plus utilisé en Haïti. En sensibilisant les citoyens et les institutions, l’objectif est de favoriser une meilleure remontée d’informations et de contribuer à une application plus rigoureuse des sanctions.
Pour les autorités haïtiennes, cette démarche dépasse le cadre technique. Elle traduit une volonté de respecter les obligations de l’État sur la scène internationale et de renforcer la confiance dans les institutions, dans un contexte où la lutte contre la corruption et l’impunité demeure un enjeu central.
Rédaction: Zantray News Haïti