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Contrat de sécurité controversé : des millions engloutis, zéro résultats — la nation doit dire stop

À l’heure où la population vit sous la menace permanente des gangs, un contrat de sécurité signé par le gouvernement avec des collaborateurs d’Eric Prince cristallise colère et incompréhension. Présenté comme une solution décisive à la crise sécuritaire, cet accord apparaît aujourd’hui pour beaucoup comme un échec coûteux, opaque et inacceptable.

Des promesses fracassantes, un fiasco sur le terrain

À sa signature, le contrat promettait une reprise rapide du contrôle du territoire : libération des grands axes nationaux, neutralisation de chefs de gangs, sécurisation d’infrastructures stratégiques et retour à la normale dans des zones clés.

Un an plus tard, la réalité est brutale : les routes restent bloquées, les territoires demeurent sous la coupe des groupes armés et la population continue de payer le prix fort. Selon plusieurs organisations, dont la FJKL, aucun objectif majeur n’a été atteint.

Des dizaines de millions dépensés, aucun compte rendu

Entre avril et novembre 2025, l’État haïtien aurait versé environ 50 millions de dollars américains sur les 52 millions prévus. Dans un pays en crise budgétaire sévère, cette somme vertigineuse choque d’autant plus qu’aucune transparence réelle n’a été offerte à la nation : ni bilan public détaillé, ni évaluation indépendante, ni justification convaincante.

Chaque dollar gaspillé dans un dispositif inefficace est un dollar retiré à l’école publique, aux hôpitaux, à la reconstruction et à la sécurité réelle des citoyens.

Les questions que la nation se pose

Dans un contexte marqué par une crise budgétaire aiguë et une exigence accrue de transparence, les interrogations se multiplient :
• Pourquoi cet accord n’a-t-il pas été résilié malgré l’absence flagrante de résultats ?
• Quelles explications le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son gouvernement doivent-ils à la population ?
• Quel rôle ont réellement joué les institutions de contrôle, notamment la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), dans la validation et le suivi de ce dossier ?

Ces questions traduisent un malaise profond : celui d’une nation fatiguée des promesses non tenues et des décisions prises sans reddition de comptes.

Une faute politique et morale

Au-delà de son inefficacité, ce contrat soulève une question majeure de souveraineté. Confier à des acteurs privés étrangers des missions relevant du cœur régalien de l’État sans résultats tangibles constitue, pour beaucoup d’observateurs, une faute politique et morale grave.

L’heure de vérité

Face à ce qui ressemble de plus en plus à un scandale national, les exigences se durcissent :
• publication intégrale du contrat ;
• audit indépendant des fonds engagés ;
• clarification publique des responsabilités ;
• et rupture immédiate de tout accord inefficace.

La nation doit se lever

Ce dossier dépasse un simple contrat : il incarne la lutte pour la transparence, la responsabilité et la dignité nationale.

Haïti ne peut plus tolérer que des millions disparaissent sans résultats. Le peuple a le droit de savoir, le devoir d’exiger et la légitimité de demander des comptes.

Rédaction : Zantray News Haïti

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