L’ancien Premier ministre et responsable du parti Les Engagés pour le Développement (EDE), Claude Joseph, appelle à revoir le calendrier électoral après la décision du Conseil électoral provisoire (CEP) de prolonger la période d’inscription des candidats. Dans un message publié sur X jeudi 3 septembre 2026, il estime que cette décision met en évidence les difficultés liées à la mise en œuvre du calendrier actuel.
Dans une note publiée le 2 septembre, le CEP a annoncé que la période d’inscription des candidats, initialement fixée du 20 août au 2 octobre, est prolongée jusqu’au 14 octobre 2026. L’institution précise que cette décision fait suite aux demandes formulées par des partis et groupements politiques lors de rencontres et dans des correspondances adressées au CEP.
Le calendrier révisé prévoit désormais l’inscription en ligne des candidats jusqu’au 20 septembre, le dépôt des pièces requises du 13 au 22 septembre et l’analyse des dossiers du 13 au 28 septembre. La liste préliminaire des candidats inscrits doit être publiée le 29 septembre. Les contestations et les recours se poursuivront jusqu’au 13 octobre, avant la publication de la liste définitive des candidats agréés le 14 octobre.
Claude Joseph relie cette décision aux difficultés rencontrées par les structures politiques dans l’enregistrement en ligne de leurs membres. Selon lui, cet ajustement constitue « un nouvel aveu des limites du calendrier électoral actuellement en vigueur ». Le dirigeant d’EDE rappelle que son parti est favorable à la tenue des élections dans les meilleurs délais, mais réclame un calendrier qu’il juge réaliste, techniquement réalisable et politiquement crédible.
Pour l’ancien Premier ministre, les modifications apportées aux échéances doivent désormais conduire à s’interroger sur la cohérence de l’ensemble du calendrier électoral. Il estime que lorsque les conditions nécessaires à l’exécution d’un calendrier ne sont pas réunies et que celui-ci doit être régulièrement ajusté, il devient nécessaire d’en revoir les différentes étapes.
Claude Joseph reproche également au CEP de maintenir son calendrier malgré les réserves exprimées par plusieurs structures politiques et les difficultés constatées dans la mise en œuvre du processus. « On ne construit pas la confiance électorale par l’entêtement », écrit-il, appelant à privilégier l’écoute, le dialogue, la transparence et le réalisme.
Le responsable d’EDE demande enfin au Premier ministre de réunir le CEP, les partis et regroupements politiques ainsi que les autres parties prenantes du processus électoral. Il souhaite l’ouverture d’un dialogue visant à convenir d’un calendrier « réaliste, consensuel et techniquement réalisable », estimant qu’après près d’une décennie sans élections, Haïti ne peut se permettre un processus improvisé susceptible de déboucher sur des scrutins contestés et une nouvelle crise de légitimité.
Rédaction: Zantray News Haïti