Le dossier de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse entre dans une phase plus offensive de l’enquête judiciaire. Après plusieurs années d’attente, la justice haïtienne durcit son approche en visant directement des personnalités qui n’ont pas répondu aux convocations du tribunal.
Le juge Jean Denis Cyprien, récemment chargé de relancer l’instruction, a ordonné l’émission de plusieurs mandats d’arrêt. Cette décision concerne des figures issues de différents milieux, notamment la presse, la justice et la sphère politique.
Parmi elles figurent l’ancien journaliste de la Radio Télévision Caraïbes Jean Monard Métellus, l’ancien ministre Rockefeller Vincent, ainsi que l’ancienne juge Wendelle Coq-Thélot, déclarée morte en 2025.
Dans les cas où les personnes visées se trouveraient à l’étranger, les autorités judiciaires ont activé le mécanisme de coopération internationale via Interpol, à travers la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). L’objectif est de permettre leur localisation et leur présentation à la justice.
Ce nouvel épisode marque un tournant dans une enquête longtemps critiquée pour sa lenteur et ses blocages. Alors que l’assassinat du 7 juillet 2021 reste un traumatisme national non élucidé, la justice tente de relancer un dossier qui a déjà changé plusieurs fois de mains sans aboutir à un jugement final.
Rédaction: Zantray News Haïti