L’affliction et le désarroi se sont emparés de la population de Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite, après deux attaques attribuées au gang Kokorat San Ras le lundi 28 septembre 2026. Le bilan s’élève à 18 morts, selon les informations communiquées par les autorités locales.
Onze personnes ont été tuées dans la troisième section communale de Rivière-Blanche, non loin de la localité de Grépin. Quatre des victimes étaient issues d’une même famille, parmi lesquelles une mère qui se rendait à l’hôpital et ses deux filles.
Sept autres personnes ont ensuite été tuées par balles à hauteur de Grépin, à proximité du centre-ville de Gros-Morne. Selon Hubert Sénéac, agent exécutif intérimaire de la commune, ces attaques auraient été menées en représailles à une intervention de la base sri-lankaise de la Force de répression des gangs (FRG) dans la matinée du lundi 28 septembre.
Selon AlterPresse, la population, prise de court par les violences, se retrouve pratiquement sans protection. Hubert Sénéac affirme que les policiers, dépassés par la situation, sont restés cantonnés au commissariat pendant les attaques.
La situation a également entraîné une paralysie des activités dans la commune. Les écoles, les commerces et la circulation sont perturbés, tandis que des habitants commencent à quitter Gros-Morne, craignant de nouvelles attaques du gang.
Face à cette situation, l’agent exécutif intérimaire appelle le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) à prendre des mesures sécuritaires, notamment en dotant le commissariat d’au moins deux véhicules blindés et en renforçant les effectifs de la Police nationale. Il sollicite également l’appui du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales afin d’aider les familles, particulièrement celles ayant perdu des proches dans ces attaques.
Rédaction : Zantray News Haïti