La Force de répression des gangs (FRG) affirme être présente à Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite, après une série d’attaques attribuées au gang « Kokorat San Ras », survenues à la suite d’une intervention de ses troupes dans la zone. L’annonce intervient alors qu’au moins 18 personnes ont été tuées lors des violences enregistrées lundi 28 septembre, selon plusieurs sources locales.
Plus tôt dans la journée, des membres de la FRG avaient été pris pour cible par des hommes armés lors d’une patrouille à Gros-Morne. La force affirme avoir riposté, tuant trois individus armés, avant de rester plusieurs heures sur place pour surveiller la situation, puis de regagner sa base aux Gonaïves.
C’est après le départ des troupes que la situation aurait dégénéré. Selon la FRG, des informations reçues par la suite faisaient état d’attaques menées par des membres de gangs contre des civils. Le maire intérimaire de Gros-Morne, Hubert Cénéac, a également présenté les violences comme des représailles à l’intervention des forces de sécurité.
Dans la commune, les attaques ont notamment touché la troisième section de Rivière-Blanche. Des maisons ont été incendiées et des habitants ont été pris pour cible, alors que les autorités locales craignaient une aggravation de la situation après le départ des forces engagées dans l’opération.
Face à cette situation, la FRG indique avoir renforcé son déploiement à Gros-Morne lundi soir, à la demande des autorités locales. Elle précise que ses personnels travaillent avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) afin de renforcer la réponse sécuritaire et de prévenir de nouvelles menaces dans la zone.
Cette nouvelle présence intervient après le départ des troupes, qui a été suivi d’attaques contre des civils. La FRG affirme adapter son dispositif aux menaces identifiées, alors que la situation sécuritaire demeure tendue à Gros-Morne.
Rédaction : Zantray News Haïti