Haïti est devenu un endroit beaucoup plus dangereux pour vivre ou recevoir des soins médicaux, avertit Médecins Sans Frontières (MSF), alors que la situation sécuritaire et humanitaire continue de se détériorer dans le pays. L’organisation souligne que l’accès aux soins est de plus en plus limité, dans un contexte marqué par l’intensification des violences armées et l’effondrement progressif des services essentiels.
MSF décrit une crise profonde qui touche particulièrement la capitale Port-au-Prince ainsi que plusieurs régions du pays, notamment l’Artibonite et le Centre. Les populations civiles se retrouvent prises au piège entre groupes armés, violences urbaines et déplacements forcés, tandis que de nombreux quartiers deviennent de plus en plus difficiles d’accès pour les équipes médicales.
Sur le terrain, les structures de santé sont fortement affectées. Plusieurs établissements ont fermé ou fonctionnent partiellement en raison de l’insécurité, des pénuries de médicaments et du manque de personnel. Dans certaines zones, les habitants hésitent même à se déplacer pour se faire soigner, même en cas d’urgence.
MSF rapporte également une augmentation des déplacements internes, avec des milliers de familles contraintes de quitter leurs foyers pour chercher refuge dans d’autres régions du pays. Ces déplacements massifs aggravent la pression sur les services de base déjà fragiles.
Les équipes médicales font face à une hausse des besoins, notamment pour les soins d’urgence, les blessures liées aux violences et les maladies liées aux conditions de vie précaires dans les zones de déplacement. Les infrastructures disponibles peinent à absorber l’afflux de patients.
Face à cette situation, MSF appelle à un renforcement urgent de l’accès aux soins et à la protection des civils, alors que la crise humanitaire continue de s’aggraver dans un climat d’insécurité généralisée.
Rédaction: Zantray News Haïti