Après la polémique provoquée par son “alo salòp”, le directeur général du Service national de gestion des résidus solides (SNGRS), Daryl Baltazar, est présent au Cap-Haïtien depuis le 21 avril dans le cadre du lancement annoncé du programme « Haïti konbit zéro déchet », prévu pour le 25 avril 2026.
L’initiative est présentée comme une réponse au problème chronique de la gestion des déchets, avec l’objectif affiché d’améliorer la collecte des ordures et d’installer une dynamique durable de propreté urbaine. Elle prévoit aussi une plus grande implication des institutions locales dans les opérations de nettoyage, notamment autour des infrastructures stratégiques comme les aéroports, dans un contexte marqué par l’approche de la saison cyclonique.
Mais sur le terrain, la réalité contraste fortement avec les annonces. Dans les villes, notamment au Cap-Haïtien et à Port-au-Prince, les déchets ne sont jamais véritablement ramassés de manière régulière.
Les tas d’ordures s’accumulent à ciel ouvert et, dans plusieurs quartiers, la population vit littéralement sur les déchets, où certains vendent et consomment dans des conditions insalubres. À chaque coin de rue, ce sont des montagnes de détritus qui témoignent d’une crise persistante de l’assainissement.
Dans ce contexte, la nouvelle initiative est déjà perçue par de nombreux citoyens comme une répétition de programmes largement fondés sur la communication et les slogans, sans impact réel sur le quotidien. Malgré les annonces successives, la gestion des déchets reste défaillante, sans système de collecte efficace ni continuité dans les actions publiques.
Ainsi, « Haïti konbit zéro déchet » s’inscrit dans une série d’initiatives où les promesses de changement peinent à se traduire en résultats visibles, dans un pays où la crise des déchets demeure l’un des problèmes urbains les plus criants et les plus persistants.
Rédaction : Zantray News Haïti