La Police Nationale d’Haïti (PNH) annonce avoir repris le contrôle du sous-commissariat de Seguin, dans la commune de Marigot, après l’attaque armée survenue dans la nuit du 13 au 14 avril 2026. Mais sur le terrain, la situation reste critique. Les habitants continuent de fuir la localité, témoignant d’un climat de peur persistant malgré l’intervention policière.
Selon l’ancien porte-parole adjoint de la PNH, Lionel Lazarre, plus de 4 000 personnes ont déjà fui la zone pour échapper aux violences des groupes armés, abandonnant leurs biens et leurs maisons. Cet exode massif illustre l’ampleur de la crise sécuritaire qui frappe cette région du Sud-Est.
Lors de l’attaque, au moins sept civils ont été tués et trois policiers blessés. Les assaillants ont également incendié trois véhicules et emporté du matériel appartenant aux forces de l’ordre, infligeant des pertes importantes à l’institution policière.
Si la PNH affirme avoir déployé des renforts pour sécuriser le sous-commissariat, elle ne contrôle pas encore l’ensemble de la localité de Seguin. La population, livrée à elle-même, continue de fuir, craignant de nouvelles incursions des gangs.
Cette intervention relance les critiques sur la stratégie sécuritaire des autorités. Pour de nombreux observateurs, la police continue d’agir dans l’urgence, intervenant après les attaques plutôt que de les prévenir. Une approche assimilée à un rôle de « pompier », loin d’une politique de sécurité structurée et durable capable d’endiguer l’expansion des groupes armés à travers le pays.
Dans ce contexte, la reprise du commissariat apparaît comme une victoire limitée, insuffisante pour rassurer une population contrainte de fuir et de survivre dans l’incertitude.
Rédaction: Zantray News Haïti