L’Organisation de défense des droits humains (ORDEDH) a enregistré 738 morts en trois mois, témoignant d’une évolution mensuelle des homicides qui reste préoccupante en 2026. Le rapport fait état de 299 morts en janvier, 175 en février et 264 en mars, confirmant un niveau de violence globalement élevé malgré des variations.
Le rapport de l’ORDEDH met en évidence la gravité des attaques armées survenues dans l’Artibonite dans la nuit du 28 au 29 mars 2026. Ces événements ont causé, selon l’organisation, 93 morts, dont des femmes et des enfants, ainsi que le déplacement de plusieurs milliers de personnes.
La répartition des victimes révèle une forte concentration dans deux départements principaux, indique le rapport. L’Ouest représente 65,58 pour cent des cas recensés, tandis que l’Artibonite en compte 19,51 pour cent, les autres régions restant moins touchées mais en progression.
Le rapport souligne également que 7,85 pour cent des décès seraient liés à des interventions policières jugées non maîtrisées. L’organisation pointe des insuffisances dans la gestion sécuritaire et l’absence d’un plan global et durable.
Face à ces constats, l’ORDEDH estime que la situation constitue une urgence nationale. Elle appelle à des mesures structurées et coordonnées afin de renforcer la sécurité et réduire l’impact des groupes armés sur les populations civiles.
Rédaction: Zantray News Haïti