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Faisant du tourisme dans le Sud, Fils-Aimé ne peut ignorer les revendications des professeurs en colère

Alors que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est en visite dans le département du Sud, des enseignants ont choisi de faire entendre leur voix à travers une marche pacifique le 6 avril 2026 afin d’exiger le respect de l’accord signé le 20 janvier 2025 entre le gouvernement et les syndicats du secteur éducatif. Cette mobilisation traduit le ras-le-bol d’un corps professionnel qui affirme attendre depuis trop longtemps la concrétisation des engagements pris par les autorités.

Selon les protestataires, cet accord prévoit notamment des nominations dans le système éducatif, une augmentation des salaires ainsi que la délivrance de cartes d’assurance pour les enseignants. Des promesses qui, jusqu’à présent, tardent à se matérialiser, alimentant frustration et mécontentement au sein de la profession.

Pour beaucoup d’enseignants, ces mesures représentent non seulement une reconnaissance de leur travail, mais aussi une nécessité pour améliorer leurs conditions de vie.

Au cours de la manifestation, les participants ont insisté sur le caractère pacifique de leur démarche, affirmant vouloir privilégier le dialogue tout en maintenant la pression sur les autorités. Ils estiment que la présence du chef du gouvernement dans la région constitue une occasion de rappeler l’urgence de leurs revendications et d’exiger des actions concrètes plutôt que de simples promesses.

Les enseignants ont également annoncé le lancement d’une opération baptisée « Déposez la craie », une initiative symbolique visant à suspendre leurs activités pédagogiques jusqu’à ce que leurs demandes soient satisfaites. Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement des écoles du département si aucune solution rapide n’est trouvée.

Pour les manifestants, la situation actuelle démontre un manque de considération envers l’éducation, pourtant essentielle au développement du pays. Ils rappellent que le respect des engagements pris envers les enseignants constitue une étape cruciale pour renforcer la qualité du système éducatif et garantir un avenir meilleur aux jeunes générations.

La mobilisation illustre une nouvelle fois les tensions persistantes entre les autorités et les acteurs du secteur éducatif. Alors que Fils-Aimé poursuit ses activités dans le Sud, les enseignants espèrent que leur message sera entendu et que des mesures concrètes seront enfin adoptées pour honorer l’accord du 20 janvier 2025.

Rédaction : Zantray News Haïti

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