Aux Cayes, la fixation officielle des prix des produits pétroliers par le gouvernement ne semble pas faire l’unanimité. En dépit des barèmes annoncés par les ministères de l’Économie et des Finances et du Commerce et de l’Industrie, des commerçants de la ville ont décidé d’appliquer leurs propres tarifs, nettement plus élevés.
Alors que les autorités ont établi le gallon de gazoline à 725 gourdes, le diesel à 850 gourdes et le kérosène à 845 gourdes, des vendeurs locaux ont opté pour une hausse significative. Dans plusieurs points de vente informels, la gazoline se négocie désormais à 800 gourdes le gallon, tandis que le diesel atteint 900 gourdes.
Cette décision traduit une tension persistante entre les directives gouvernementales et la réalité du marché local.
Les commerçants justifient cet ajustement par des difficultés d’approvisionnement, des coûts liés au transport et des risques associés à la distribution dans un contexte marqué par l’insécurité et les perturbations logistiques.
Sur le terrain, cette hausse accentue la pression sur les consommateurs, déjà confrontés à une inflation élevée et à une dégradation continue de leurs conditions de vie. Pour de nombreux habitants, l’accès au carburant devient de plus en plus difficile, avec des répercussions directes sur les activités économiques et les déplacements.
Ce nouvel écart entre les prix officiels et ceux pratiqués dans le Sud illustre, une fois de plus, les limites de la capacité de régulation de l’État dans un contexte de crise prolongée.
Rédaction: Zantray News Haïti