Le processus électoral en cours connaît un coup d’arrêt, alors que le Conseil électoral provisoire (CEP) s’active à revoir le cadre légal qui doit encadrer les prochaines échéances. L’institution travaille actuellement à l’élaboration d’un nouveau décret électoral, destiné à harmoniser les règles du jeu avec les orientations du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.
Selon le président du CEP, Jacques Desrosiers, cette révision pourrait entraîner des ajustements importants du calendrier électoral. L’objectif affiché est de garantir une meilleure cohérence entre le cadre juridique et les engagements politiques pris dans le cadre du Pacte national, un instrument censé favoriser un climat plus stable et propice à l’organisation des scrutins.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes politiques et institutionnelles, où la tenue des élections dépend largement de la capacité des acteurs à s’accorder sur des règles consensuelles. Le CEP insiste sur la nécessité d’un cadre clair et adapté, capable de répondre aux exigences actuelles du pays tout en assurant la crédibilité du processus électoral.
Toutefois, cette révision du décret soulève également des interrogations quant à la suite du calendrier. Si le nouveau texte introduit des changements substantiels, notamment dans l’organisation ou les délais des scrutins, le processus électoral pourrait connaître de nouveaux retards.
Pour l’heure, le CEP poursuit ses travaux en collaboration avec les parties prenantes, dans l’espoir de doter le pays d’un cadre électoral, capable de soutenir un processus électoral jugé essentiel pour le retour à l’ordre démocratique.
Rédaction: Zantray News Haïti