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Alix Didier Fils-Aimé a pris quatre jours pour réagir au massacre perpétré contre les habitants de Jean-Denis

Quatre jours après le massacre ayant frappé la localité de Jean-Denis, dans l’Artibonite, le gouvernement haïtien est finalement sorti de son silence. Dans un communiqué publié le 1er avril 2026, les autorités adressent leurs condoléances aux populations durement éprouvées par les violences des gangs et réaffirment leur solidarité.

Une réaction tardive qui soulève de vives interrogations sur la capacité de l’exécutif à répondre avec célérité face à l’urgence sécuritaire. Alors que les habitants de Jean-Denis comptent leurs morts et tentent de se relever d’une nouvelle attaque, le délai de quatre jours avant une prise de parole officielle du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé apparaît en décalage avec la gravité des faits.

Dans un contexte où chaque heure compte, ce silence prolongé renforce le sentiment d’abandon exprimé par de nombreuses communautés confrontées à la violence des groupes armés.

Dans son communiqué, le gouvernement reconnaît l’ampleur du drame et assure que les auteurs seront « activement poursuivis et traqués jusqu’à leur neutralisation ». Mais ces déclarations interviennent après coup, sans répondre aux attentes immédiates des populations, qui espéraient une réaction rapide, voire des mesures urgentes dès les premières heures suivant le massacre.

Les autorités mettent en avant leur « détermination totale » à rétablir l’ordre et à reprendre le contrôle du territoire. Pourtant, sur le terrain, les attaques se poursuivent, notamment dans l’Artibonite, où les gangs continuent d’imposer leur loi.

Le gouvernement annonce également l’arrivée en Haïti du représentant spécial de la Force de répression des gangs, Jack Christofides, accompagné d’une équipe avancée incluant des contingents tchadiens. Toutefois, là encore, l’annonce intervient après une tragédie que beaucoup estiment aurait nécessité une mobilisation immédiate des moyens disponibles.

Si l’exécutif insiste sur une « dynamique de reconquête » et sur le renforcement des capacités de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées, ces engagements peinent à rassurer une population qui subit quotidiennement les conséquences de l’insécurité. Le contraste entre les déclarations de fermeté et la réalité sur le terrain alimente les incertitudes.

Rédaction: Zantray News Haïti

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