Le ton est ferme. Le message, sans équivoque. L’Association des Médias en Ligne Indépendants d’Haïti (AMLIH) sort du silence et interpelle directement le pouvoir en place sur des décisions jugées sensibles pour l’avenir de la presse en Haïti.
Dans un communiqué officiel, l’organisation indique suivre de très près la démarche du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, notamment en ce qui concerne les décrets relatifs à l’organisation de la Haute Cour de justice et à l’encadrement de la liberté d’expression. 
L’AMLIH exprime ainsi une vive préoccupation face à ce qu’elle considère comme une approche progressive susceptible d’affecter l’équilibre entre régulation et liberté, en particulier dans le traitement des délits de presse et des questions de diffamation.
Mais au-delà de l’alerte, l’organisation adopte une posture constructive. Elle appelle les différentes structures de médias en ligne à se rassembler rapidement afin d’engager un dialogue direct avec les autorités, dans le but de proposer des ajustements au décret contesté de décembre 2025.
Pour l’AMLIH, l’heure est à la responsabilité collective. Elle insiste sur la nécessité de renforcer la formation des journalistes, d’encourager l’autorégulation du secteur et de poursuivre les efforts de professionnalisation, afin de garantir une presse à la fois libre, crédible et responsable.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la question de la liberté d’expression demeure particulièrement sensible en Haïti. Elle marque également un tournant dans les relations entre les médias en ligne et les autorités publiques.
À travers ce communiqué, l’AMLIH envoie un signal clair : la défense de la liberté de la presse reste une priorité absolue, et toute tentative de déséquilibre sera observée, analysée et contestée.
Rédaction: Zantray News Haïti