Plus de 70 personnes ont été tuées lors d’un massacre perpétré dans la localité de Jean-Denis, département de l’Artibonite, dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, selon le Collectif Défenseur Plus. La Coordination communale de Saint-Marc du parti politique UNIR a fermement condamné cette attaque attribuée au gang « Gran Grif », qui opère dans la zone de Savien, dans le département de l’Artibonite.
La structure politique exprime son indignation face à ce nouvel épisode de violence qui continue d’endeuiller la population. Elle souligne que ce drame illustre une fois de plus la gravité de la crise sécuritaire qui frappe plusieurs régions du pays, notamment l’Artibonite, où des groupes armés imposent leur loi.
La Coordination communale de Saint-Marc du parti UNIR dénonce également ce qu’elle qualifie d’inaction de l’État, qu’elle associe à des problèmes de gouvernance et de corruption. Selon elle, l’absence de réponses efficaces face à l’insécurité contribue à aggraver la situation et à fragiliser davantage les communautés déjà vulnérables.
Tout en condamnant fermement ce massacre, l’organisation appelle à une mobilisation citoyenne pacifique afin d’exiger des autorités des mesures concrètes pour mettre fin à la violence. Elle estime qu’une pression constante de la société peut contribuer à encourager des actions plus décisives pour rétablir la sécurité.
La coordination insiste sur l’urgence d’une réponse nationale face à la montée de l’insécurité. Entre-temps, ce lundi, le gang a poursuivi son offensive contre la population civile, accentuant la peur au sein des communautés affectées.
Ce n’est pas la première attaque attribuée à ce groupe armé contre des habitants du département de l’Artibonite. Par exemple, dans la localité de Pont-Sondé, en octobre 2024, plus de 100 personnes avaient été tuées, selon des bilans rapportés à l’époque.
Rédaction : Zantray News Haïti