Le procès lié à l’assassinat du président Jovenel Moïse continue de susciter de nombreuses interrogations, notamment autour du témoignage de l’ancienne première dame Martine Moïse. Les avocats de la défense ont mis en avant plusieurs incohérences entre ses déclarations initiales au FBI et celles livrées devant la justice fédérale de Miami.
Selon les premières déclarations faites après l’attaque du 7 juillet 2021, Martine Moïse aurait affirmé avoir mis ses enfants à l’abri dans la salle de bain avant de retourner se cacher dans la chambre avec son mari. Cependant, lors du procès, son récit présente des variations concernant la position exacte des membres de la famille au moment de l’assaut.
La question de la salle de bain est au cœur des contradictions relevées par la défense, notamment en ce qui concerne la présence d’un rideau ou d’une porte vitrée. Les avocats ont tenté de démontrer que certains éléments matériels de la maison ne correspondent pas entièrement au récit présenté par l’ancienne première dame.
Un autre point d’interrogation concerne la position du couple dans la chambre lors de l’attaque armée. Martine Moïse avait initialement déclaré qu’elle et son mari étaient cachés sous le lit, mais elle a ensuite précisé devant le tribunal qu’elle ne pouvait pas se glisser complètement en dessous en raison de la faible hauteur du lit.
Les images de la chambre, montrant de nombreux impacts de balles, ont également alimenté les doutes sur le déroulement exact des événements cette nuit-là. La défense a tenté de mettre en évidence des divergences entre la configuration de la pièce et certaines affirmations faites par Martine Moïse.
Par ailleurs, la défense souligne la complexité du dossier, qui implique plusieurs accusés ayant, pour certains, collaboré par le passé avec des agences américaines. Ces éléments ajoutent une dimension supplémentaire au procès, notamment en ce qui concerne les communications entre certains suspects et des autorités américaines avant et après l’assassinat.
Alors que le tribunal examine des centaines de pages de preuves et de messages extraits de téléphones portables, la question de la cohérence des témoignages reste centrale.
Rédaction: Zantray News Haïti