De l'information fiable en temps réel !

Uni FM et Megastar dénoncent l’enlèvement de deux journalistes et réclament leur libération

Les responsables de Radio Uni FM et de Radio Télé Megastar ont donné une conférence de presse, lundi 16 mars 2026, pour dénoncer l’enlèvement de deux journalistes, Junior Célestine et Osnel Espérance, qu’ils attribuent à des membres du gang Viv Ansanm. Disparus depuis vendredi, les deux professionnels n’ont toujours pas regagné leur domicile et aucune information sur leur sort n’a été rendue publique.

Les dirigeants des deux médias ont appelé l’État haïtien à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’obtenir la libération rapide des otages. Ils ont également lancé un appel aux ravisseurs pour qu’ils relâchent les journalistes, rappelant que leur mission consiste uniquement à informer la population.

Lors de cette rencontre avec la presse, les responsables ont dénoncé les violences répétées dont sont victimes les journalistes dans l’exercice de leur profession, soulignant que la plupart de ces crimes restent impunis. Ils ont aussi exhorté la communauté internationale à réagir face à cet enlèvement.

Le responsable de la salle des nouvelles de Radio Megastar a indiqué qu’il ne s’agit pas du premier incident visant des journalistes de la station dans le contexte d’insécurité marqué par la violence des gangs. Selon lui, cette violence frappe particulièrement les couches les plus vulnérables de la population, mais aussi les travailleurs des médias.

Il s’interroge sur la nature de ces attaques, estimant qu’elles pourraient constituer une stratégie d’intimidation destinée à empêcher la diffusion de la réalité sur le terrain.

Depuis vendredi, les deux journalistes n’ont donné aucun signe de vie. À ce jour, aucune information sur leur condition n’a été communiquée, ce qui accentue l’inquiétude de leurs familles et de leurs collègues.

Les responsables ont insisté sur le fait que les journalistes ne sont pas des acteurs du conflit et que leur seul rôle est de rapporter les faits. Ils ont invité les groupes armés à faire preuve de conscience et à épargner les professionnels de l’information.

Ils ont enfin dénoncé le silence des autorités, notamment celui du ministère de la Communication, qui n’a toujours pas réagi plus de 48 heures après l’enlèvement des deux hommes. Pour les responsables des deux radios, cette absence de réaction officielle est préoccupante face à une atteinte grave à la liberté de la presse.

Rédaction: Zantray News Haïti

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Article

Ronald Bazile : un leadership salué pour l’avancement de l’ONA

Next Article

En Haïti, une crise des droits humains massive accable surtout les plus vulnérables

Related Posts