L’ambassadeur américain Mike Waltz a affirmé, le 12 mars 2026, que des chefs de gangs « brutaux » ont pris le contrôle d’Haïti, qu’il décrit comme une crise majeure aux portes des États-Unis. Selon lui, Washington ne devrait pas agir seul pour mettre fin au chaos qui déstabilise le pays.
Le diplomate a souligné que les pays voisins ont un intérêt direct à intervenir en raison du trafic de drogue et d’armes qui transite depuis Haïti vers l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Amérique du Sud. Il a insisté sur le fait que cette violence dépasse les frontières haïtiennes et constitue une menace pour la sécurité régionale.
Mike Waltz a expliqué que cette situation a conduit à la création d’une force internationale de lutte contre les gangs, avec l’appui de l’ONU, destinée à rétablir l’ordre. Cette initiative vise à soutenir les forces haïtiennes face à des groupes armés lourdement équipés.
Sur le terrain, la crise sécuritaire reste extrêmement grave, les gangs contrôlant environ 90 % de Port-au-Prince et étendant leur influence vers d’autres régions du pays. Cette domination s’accompagne d’enlèvements, d’assassinats et de violences sexuelles massives, tandis que plus d’un million de personnes ont été déplacées par la violence.
Depuis 2022, environ 16 000 personnes ont été tuées et près de 1,5 million ont été forcées de fuir leur domicile, illustrant l’ampleur de la catastrophe humanitaire. Les gangs contrôlent également des axes stratégiques et des infrastructures clés, aggravant l’effondrement de l’État et de l’économie.
Parallèlement, les opérations sécuritaires elles-mêmes suscitent des inquiétudes, notamment l’usage de drones explosifs par les forces anti-gangs, accusées d’avoir causé plus de 1 200 morts, dont des civils. Malgré le soutien international, les experts estiment que l’insécurité demeure hors de contrôle et que la stabilisation du pays nécessitera un engagement durable de la communauté internationale.
Rédaction : Zantray News Haïti