Des observateurs s’interrogent sur le nombre d’opérations que la Police Nationale d’Haïti (PNH) doit encore mener à Bel-Air pour déloger les gangs de la zone. Ils questionnent aussi la multiplication des communications propagandistes du directeur général de la PNH, Vladimir Paraison, et de ses sympathisants, destinées à tromper la population.
En ce début d’année, la police avait annoncé de vastes opérations dans le quartier. Blindés, policiers, mercenaires liés à Erik Prince et contingents salvadoriens de la mission multinationale ont été déployés pour affronter les gangs.
La PNH a affirmé la mort de plusieurs bandits et le démantèlement du gang de Bel-Air. À la surprise générale, il s’agissait d’un vaste mensonge. Des civils revenus dans leur quartier ont été capturés puis tués par les gangs, tandis que la police restait absente.
Le 11 mars 2026, la PNH a annoncé une nouvelle opération à Bel-Air et au Bicentenaire. Encore une fois, Bel-Air revient dans les communiqués officiels et les tweets des propagandistes proches de Vladimir Paraison.
Pierre Espérance, se comportant depuis quelques jours comme porte-parole de la police alors que l’institution dispose de sa propre structure de communication, a déclaré que l’institution dispose d’hélicoptères. Récemment, des blindés ont été offerts par le Canada, et des centres de formation ont été créés par l’Organisation des États américains (OEA). Pourtant, aucun résultat concret n’a été obtenu.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a offert 52 millions de dollars à Erik Prince pour rétablir la sécurité. Mais les routes restent bloquées et aucun chef de gang n’a été neutralisé, révélant l’échec du contrat d’un an.
Cette succession d’annonces et de contre-vérités illustre l’écart entre la propagande officielle et la réalité vécue par les habitants de Bel-Air, toujours pris au piège de l’insécurité.
Rédaction: Zantray News Haïti