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Révélations et contradictions au procès de l’assassinat de Jovenel Moïse à Miami

Le procès fédéral lié à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse s’est ouvert à Miami le mercredi 11 mars 2026. Selon des informations rapportées par le Miami Herald en prélude à ce procès, la déposition d’Edwin Blanquicet Rodriguez, un ancien sergent de l’armée colombienne, apporte de nouveaux détails sur les événements qui ont suivi le crime.

Dans sa déposition remise aux avocats en décembre, Blanquicet affirme que l’ancien militaire colombien Duberney Capador Giraldo aurait été exécuté après l’opération. Il soutient qu’un responsable de la sécurité présidentielle aurait tiré une balle dans la tête de Capador pour l’achever.

Ces déclarations figurent parmi près de 1 500 documents déposés dans le dossier de conspiration pour meurtre examiné par la justice américaine. L’affaire implique notamment Christian Emmanuel Sanon et plusieurs autres accusés soupçonnés d’avoir participé à un complot visant à assassiner un chef d’État étranger.

La défense entend démontrer que les anciens soldats colombiens avaient pour mission d’arrêter et de destituer le président Moïse, et non de le tuer. Selon cette version, le chef de l’État aurait déjà été assassiné lorsque le groupe est arrivé à la résidence présidentielle.

Edwin Blanquicet affirme également que la police haïtienne aurait voulu éliminer les Colombiens afin d’effacer toute trace du complot. Il soutient que les autorités n’avaient jamais l’intention de les capturer vivants.

Les procureurs fédéraux présentent toutefois une version radicalement différente des faits. Ils affirment que les assassins étaient un groupe d’hommes hispanophones qui ont fait irruption dans la résidence présidentielle avec des armes automatiques pour tuer Moïse.

Selon l’accusation, l’un des suspects, Victor Albeiro Pineda Cardona, aurait été recruté par des individus basés à Miami pour participer à l’opération. Les procureurs soutiennent qu’il faisait partie de l’équipe chargée d’entrer dans la chambre du président.

Les autorités américaines affirment en outre que des preuves balistiques relient les tirs mortels à un fusil d’assaut AR-15 appartenant aux mercenaires colombiens. Ces éléments contredisent directement les déclarations de Blanquicet et alimentent les zones d’ombre entourant l’assassinat de Jovenel Moïse.

Rédaction: Zantray News Haïti

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