L’administration du président Donald Trump a saisi la Cour suprême des États-Unis afin de relancer son projet de suppression du statut de protection temporaire accordé à des centaines de milliers de ressortissants haïtiens. Cette démarche intervient après qu’une décision de justice a bloqué la mesure, estimant qu’elle pourrait être juridiquement contestable.
Le gouvernement américain souhaite mettre fin à cette protection qui empêche l’expulsion de plus de 350 000 Haïtiens vivant aux États-Unis. Le ministère de la Justice a déposé une requête d’urgence demandant à la plus haute juridiction du pays de suspendre la décision du tribunal inférieur.
Le dispositif concerné, appelé Temporary Protected Status (TPS), permet aux migrants originaires de pays frappés par des catastrophes naturelles ou des crises majeures de rester temporairement aux États-Unis et d’y travailler légalement. Les Haïtiens en bénéficient depuis 2010, après le séisme dévastateur qui avait frappé le pays.
Les autorités américaines ont toutefois estimé en 2025 que les conditions justifiant ce programme n’étaient plus réunies. Cette conclusion avait été annoncée par l’ancienne secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, qui affirmait qu’aucune circonstance exceptionnelle n’empêchait le retour des migrants en Haïti.
Cette décision a été contestée devant la justice par plusieurs plaignants, qui soutiennent que la mesure viole les procédures légales et pourrait être motivée par une hostilité envers certains groupes d’immigrants. Une juge fédérale a donné raison aux contestataires en bloquant la fin du programme.
La Cour suprême doit désormais décider si elle accepte d’examiner la requête de l’administration Trump et de se prononcer sur la légalité de cette décision. L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences majeures pour des centaines de milliers d’Haïtiens actuellement protégés contre l’expulsion aux États-Unis.
Rédaction: Zantray News Haïti