Un mois s’est écoulé depuis qu’Alix Didier Fils-Aimé dirige le pays en tant que seul chef de l’exécutif depuis le 7 février 2026. Pourtant, dans la réalité quotidienne des Haïtiens, rien n’indique que la situation se soit réellement améliorée.
Avant cette période, le pays était administré par le Conseil présidentiel de Transition (CPT), une structure largement critiquée pour son incapacité à rétablir l’ordre et la stabilité. Un mois plus tard, plusieurs observateurs estiment que la transition vers un pouvoir exécutif plus centralisé n’a pas produit les changements espérés.
Sur le plan politique, les actions les plus visibles ont été la formation d’un gouvernement et la distribution de postes stratégiques. Des ministres et des directeurs généraux ont été nommés, tandis que certaines institutions clés sont désormais placées sous la surveillance directe du chef du gouvernement.
Cette dynamique alimente les critiques. Pour plusieurs observateurs, l’énergie du pouvoir semble davantage consacrée à la consolidation politique qu’à la résolution des crises urgentes auxquelles la population est confrontée.
Pendant ce temps, l’insécurité continue de dominer le quotidien de nombreux citoyens. Dans plusieurs quartiers de la capitale et dans certaines villes de province, les gangs armés maintiennent leur influence.
Des familles fuient la violence, les enlèvements demeurent fréquents et la peur continue de structurer la vie de nombreux habitants. Face à cette situation, beaucoup attendent encore des mesures concrètes capables de rétablir un minimum de sécurité.
La stratégie sécuritaire du gouvernement fait également polémique. Des opérations menées avec des drones armés dans la lutte contre les groupes criminels suscitent des critiques en raison de leurs conséquences potentielles sur les civils.
Ces opérations seraient liées à un dispositif de sécurité impliquant des contractuels associés à Erik Prince, figure connue du secteur militaire privé. Selon plusieurs informations, ce partenariat reposerait sur un contrat d’un an estimé à environ 52 millions de dollars.
Un mois après l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête de l’exécutif, le bilan reste donc contesté. Entre attentes populaires, insécurité persistante et choix politiques controversés, beaucoup d’Haïtiens continuent d’attendre des changements concrets dans leur quotidien.
Rédaction : Zantray News Haïti