Trente policiers ont terminé leur formation tactique à Morne Casse, prêts à affronter les gangs armés qui terrorisent les communautés. Cette formation a été organisée par l’OEA et financée par le Canada. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé verse 52 millions de dollars à l’Américain Erik Prince.
Les policiers formés risquent leur vie dans les rues, affrontant des gangs mieux armés et organisés. Et pourtant, l’argent public coule vers un contrat qui ne produit rien depuis un an. Aucune promesse n’a été tenue, c’est l’échec total, de l’argent perdu par l’État haïtien.
La Fondation Je Klere (FJKL) dénonce dans un rapport que la sécurisation des quartiers, le soutien logistique, la formation continue, la neutralisation des chefs de gangs et la réouverture des routes promis par Erik Prince n’ont pas été réalisés. Tout reste sur papier. Les habitants continuent de subir la violence et l’insécurité.
Les opérations antigangs de la PNH progressent lentement, malgré le courage des agents sur le terrain. L’écart entre les promesses et les résultats est énorme alors que la police manque d’effectifs, d’argent et de matériel pour mieux combattre les gangs.
Erik Prince et sa société de sécurité Wyoming Winward LLC auraient dû compléter ces efforts avec expertise et équipement. Les paiements continuent selon la FJKL, mais la situation reste inchangée, notamment la présence des gangs sur les routes.
Certains observateurs dénoncent un système de récompenses pour les alliés américains qui ont facilité la nomination et le maintien de Fils‑Aimé au pouvoir. Le peuple paie, eux profitent.
Les policiers formés représentent un espoir. Mais sans contrôle, suivi et justice, la violence continue de régner et les gangs restent maîtres des rues, pendant que Fils‑Aimé engraisse les plus riches.
Rédaction : Zantray News Haïti