La sélection du jury a commencé le 9 mars 2026 devant un tribunal fédéral de Miami pour quatre hommes accusés de complicité dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse en 2021. Les accusés risquent la réclusion à perpétuité s’ils sont reconnus coupables des charges de complot et d’enlèvement.
Arcangel Pretel Ortiz, Antonio Intriago, Walter Veintemilla et James Solages sont au centre de cette affaire, tous ayant plaidé non coupable. L’accusation leur attribue un rôle dans la planification et le financement du complot depuis le sud de la Floride.
Les documents judiciaires précisent que le sud de la Floride a servi de base pour organiser l’enlèvement ou l’assassinat du président. Ortiz et Intriago dirigeaient la Counter Terrorist Unit (CTU), tandis que Veintemilla était associé à Worldwide Capital Lending Group.
Christian Emmanuel Sanon, pressenti par les conspirateurs pour remplacer Moïse, possède la double nationalité haïtienne et américaine. James Solages, représentant de la CTU en Haïti, coordonnait les actions avec Sanon et d’autres complices, d’après les autorités.
Les enquêtes menées aux États‑Unis et en Haïti ont apporté peu de réponses, et plusieurs principaux suspects restent en fuite. Le procès avait été reporté l’an dernier en raison de la complexité et du volume des preuves à examiner.
Outre les quatre accusés jugés à Miami, vingt autres personnes, dont dix‑sept soldats colombiens et trois responsables haïtiens, sont inculpées en Haïti. L’affaire illustre la difficulté de rendre justice dans un contexte marqué par les menaces, la violence des gangs et les défaillances du système judiciaire.
Rédaction : Zantray News Haïti