Une enquête diagnostique présentée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) indique que 92 % des répondants considèrent la corruption comme très élevée en Haïti. Ce constat figure parmi les résultats les plus marquants du rapport sur la gouvernance et la corruption pour l’année 2025.
Le rapport souligne que la corruption dépasse le cadre institutionnel et affecte directement la vie quotidienne des citoyens. Elle ralentit le développement économique et fragilise la confiance envers les institutions publiques.
L’étude précise que 71 % des ménages déclarent avoir constaté une dégradation des services publics ces dernières années. Cette perception renforce le sentiment d’insatisfaction face à la qualité de l’action de l’État.
Du côté du secteur privé, 90 % des entreprises estiment que la corruption constitue un obstacle majeur à la compétitivité. Elles affirment que ces pratiques compliquent les investissements et freinent la croissance économique.
L’enquête indique également que 67 % des répondants pensent que la corruption prend racine au sein des institutions publiques. Cette perception met en évidence les défis auxquels le pays est confronté en matière de gouvernance.
Le rapport met enfin en lumière une dimension liée au genre : 52 % des participants estiment que les femmes sont davantage affectées par la corruption. Les résultats de cette enquête serviront de base à la prochaine stratégie nationale de lutte contre la corruption que prépare l’ULCC.
Rédaction : Zantray News Haïti