Depuis qu’il dirige seul l’exécutif, le premier ministre Alix Didier Fils Aimé fait face à une montée inquiétante de la violence des gangs. En février, 175 homicides ont été recensés, un chiffre qui questionne la capacité du gouvernement à assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire.
L’Organisation pour le Respect et la Défense des Droits Humains (ORDEDH), qui a publié ce bilan, souligne que cette période reflète un changement dans les méthodes des groupes armés. Les gangs multiplient les embuscades et étendent leurs zones d’opération, rendant les interventions policières plus difficiles.
La capitale et ses environs connaissent désormais des affrontements ponctuels mais stratégiques. Chaque quartier se transforme progressivement en espace de contrôle où les factions étendent leur influence en toute impunité.
L’impact humain de cette violence dépasse les seules victimes directes. Les forces de l’ordre paient un lourd tribut, et les familles des policiers tués se retrouvent souvent sans assistance ni protection, aggravant la crise sociale.
Pour les observateurs, ce bilan met en évidence l’urgence de mesures concrètes et coordonnées. Sans une action rapide et structurée, la stabilité du pays reste menacée et la crédibilité du chef de l’exécutif risque d’être fragilisée dès son premier mois de mandat.
Rédaction : Zantray News Haïti