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Laurent Saint-Cyr, la continuité cynique d’un ordre économique hostile au progrès collectif

Haïti ne sait plus quel crime il aurait commis pour mériter de tels dirigeants. Le peuple haïtien se questionne chaque jour : quel forfait a-t-il accompli pour que ceux qui prétendent porter son destin ne cherchent qu’à assouvir leurs intérêts mesquins ? Depuis la célèbre parole : « Et les Noirs, dont les pères sont en Afrique, n’auront-ils rien ? », la masse populaire reste menacée, sans jamais connaître de jours meilleurs.

De l’occupation américaine avec ses brutalités militaires, à la dictature des Duvalier et la violence brute des macoutes, des chimères de Jean-Bertrand Aristide avec les organisations de base, au chanteur Michel Joseph Martelly et ses bandits légaux — dont ceux de Grand Ravine, de Village-de-Dieu et de Pétion-Ville — jusqu’à Jovenel Moïse tolérant le G9 et le Gpep, aujourd’hui transformés en Viv Ansanm, chaque régime s’est accompagné de milices illégales pour oppresser la population.

Ces moments douloureux, où un régime s’appuie sur la violence pour gouverner, n’ont visé qu’une seule chose : combler les attentes, les intérêts et les caprices d’une classe économique. Aujourd’hui, elle est incarnée par un certain Laurent Saint-Cyr, qui s’en va en laissant un autre pion poursuivre le plan cynique de cette élite se disant longtemps exclue du pouvoir.

Dans ce contexte, Laurent Saint-Cyr, éternel survivant du pouvoir, n’est rien d’autre qu’un pion docile du cartel économique qui asphyxie Haïti. Jeune par l’âge mais archaïque dans sa pensée, il perpétue les réflexes d’un système prédateur où le pays n’est perçu que comme un marché à exploiter et l’État comme un simple levier d’enrichissement privé.

Le plan est accompli. Saint-Cyr part, sourire aux lèvres, laissant derrière lui un pays sans sécurité et sans élus légitimes.

La crise sécuritaire fait des heureux dans le secteur économique. La stabilité serait un coup dur pour eux, et la tenue d’élections sous l’administration Saint-Cyr aurait freiné trop vite les avantages de ces hommes d’affaires influents qui profitent des failles de l’État pour décrocher des contrats de millions de dollars.

Si le peuple n’a rien obtenu, aucune revendication n’a été satisfaite, pour le clan Saint-Cyr la note est de 10 sur 10. Il n’a pas caché son intention et n’a pas trahi son clan, contrairement aux cinq autres criminels du Conseil présidentiel de transition (CPT) qui ont rompu leurs liens avec les secteurs qu’ils représentaient. On dit criminels car ils sont sanctionnés pour avoir alimenté la criminalité en lien avec les gangs en Haïti.

Saint-Cyr, qui se présente comme silencieux, a pourtant multiplié les manœuvres pour défendre son secteur au détriment d’Haïti et du peuple haïtien. Son clan ne poursuit qu’une logique de profits rapides, d’avantages fiscaux et de rentes protégées, sans jamais proposer le moindre projet crédible de développement économique national.

Derrière un vernis technocratique se cache la même logique mafieuse : capter, verrouiller, accumuler, pendant que la nation s’enfonce. Laurent Saint-Cyr n’incarne pas l’avenir, mais la continuité cynique d’un ordre économique hostile à toute idée de progrès collectif.

Rédaction: Zantray News Haïti

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