Comment un Secrétaire d’État à la Sécurité publique peut-il faire des promesses jusque pour chercher à manipuler la population en lui donnant de faux espoirs, se demandent plusieurs observateurs. À l’approche du 7 février, les propos de Mario Andrésol interpellent plus d’un concernant la réouverture des routes nationales du Sud et du Nord avant le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT).
À trois jours de cette date, aucune opération n’a été menée sur l’entrée sud de la capitale et, au nord, les opérations ne montrent aucune issue en vue pour la population de reprendre sa vie normale sur ces axes.
Andrésol avait fait ces déclarations dans un contexte particulier où il était pris pour cible par Pierre Espérance. Le directeur du RNDDH lui reprochait d’être celui, dans le pouvoir, qui protège le chef de gang Jimmy Chérizier alias Barbecue. Pour retirer l’actualité sur lui, Andrésol lâche ce mensonge pour adoucir l’opinion.
Cela avait marché et trompé ceux qui rêvent d’une seule chose : circuler librement dans le pays. Andrésol, comme ancien directeur général de la Police et actuel Secrétaire d’État à la Sécurité, sait pertinemment que la situation au niveau de ces routes nationales nécessite une bonne préparation et les moyens nécessaires. Mais les accusations, comme celle d’avoir instrumentalisé la PNH, lui font dire des non-sens, selon plusieurs internautes qui le ridiculisent à présent.
Maintenant, à trois jours du 7 février, Andrésol ne sait plus comment justifier ce mensonge, il évoque des situations que tout le monde connaît. L’excuse la plus fameuse évoquée par lui ce sont les dernières tensions éclatées au plus haut sommet de l’État entre des membres du Conseil présidentiel de transition et le Premier ministre. Toutefois, tout le monde s’attendait à cette posture, d’autant plus que tout le monde évoquait également cet aspect bien avant Andrésol.
Pour se couvrir, il est intervenu à l’occasion de la 35e édition des Mardis de la Nation pour réaffirmer, comme de la rhétorique, la détermination du Gouvernement à rétablir l’ordre, la sécurité et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Selon le Secrétaire d’État, la sécurité publique constitue une priorité stratégique absolue et une condition essentielle à la stabilité politique, au redressement économique et au retour à la vie démocratique.
Des promesses auxquelles la population est habituée. Il souligne un cadre de coopération entre le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), comme un instrument de renforcement de la capacité souveraine de l’État haïtien, et non comme un mécanisme de substitution.
La réouverture des routes est oubliée, aucun mensonge sur cet aspect n’est repris. Pas besoin de devenir encore la risée sur cette question.
Le Secrétaire cherche un autre refuge : le cadre de coopération. Selon lui, l’objectif central est de soutenir l’État haïtien dans sa reconquête progressive et méthodique du territoire, en vue d’instaurer un climat de sécurité durable, notamment dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre.
Rédaction: Zantray News Haïti