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Washington envisage une réponse militaire face aux gangs régionaux, notamment en Haïti

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que l’administration Trump envisage une posture militaire contre des gangs opérant dans la région, notamment ceux regroupés en Haïti au sein de la coalition criminelle « Viv Ansanm ». Ces groupes mènent des attaques dans les quartiers défavorisés de la capitale et dans plusieurs villes de province, tuant des dizaines de civils, incendiant des maisons et des jardins, et paralysant la circulation à travers le pays.

« Le défi fondamental auquel nous sommes confrontés en Haïti est qu’aucun des mécanismes internationaux existants n’est adapté à cet ensemble de problèmes », a déclaré Rubio, selon qui le pays est désormais fondamentalement contrôlé par le crime organisé.

Cette déclaration a été faite mercredi lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. Rubio a évoqué une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis, en raison de la présence de ces gangs désignés comme organisations terroristes.

Selon lui, ces organisations disposent d’armes habituellement associées à des États. Leur capacité militaire constitue un facteur majeur d’instabilité régionale.

Le cas d’Haïti a été cité comme exemple d’effondrement systémique : les gangs y contrôlent des territoires et compromettent la formation d’un gouvernement fonctionnel.

Le secrétaire d’État a souligné que les effets de ces activités dépassent les frontières nationales, mentionnant la migration massive et le trafic de drogue comme conséquences directes pour son pays.

Les États-Unis coopèrent avec plusieurs pays pour faire face à cette situation, notamment celle qui s’est développée en Haïti, affirme Rubio. En effet, une force internationale de répression des gangs a été approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU afin de venir combattre les groupes armés de « Viv Ansanm », qui terrorisent la population haïtienne.

Rédaction: Zantray News Haïti

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