Un accord entre Saint-Kitts-et-Nevis et les États-Unis concernant la réinstallation de migrants expulsés a récemment attiré l’attention de l’opinion publique. L’exclusion des migrants haïtiens dans ce dispositif a alimenté un large débat sur la discrimination et l’aspect déshumanisant de la décision.
Le Premier ministre Terrance Drew a pris la parole le 22 janvier pour apporter des clarifications sur cette situation largement commentée. Il a affirmé que la décision repose sur des facteurs précis et non sur une volonté d’exclusion ciblée.
Selon lui, son pays accueille déjà une proportion importante de ressortissants haïtiens par rapport à sa population totale. Cette réalité exerce une pression significative sur les services publics nationaux.
Il a indiqué que l’éducation, la santé et l’assistance sociale offerte aux Haïtiens représentent un coût élevé pour l’État. Ces dépenses limitent la capacité du pays à accepter de nouveaux engagements migratoires.
La question de la sécurité nationale a également été évoquée dans son intervention. Le gouvernement considère que tout accord international doit tenir compte des impératifs de protection du territoire.
Le Premier ministre a rappelé que son administration s’est distinguée de pratiques antérieures jugées plus sévères envers les migrants haïtiens. Il a mentionné des décisions prises pour éviter des expulsions de personnes vulnérables.
Il a enfin réaffirmé que Saint-Kitts-et-Nevis reste engagé dans les efforts régionaux et internationaux en faveur de la stabilité d’Haïti. Cette coopération se poursuit en dehors du cadre de l’accord migratoire concerné.
Rédaction: Zantray News Haïti