La Mairie de Port-au-Prince a publié un communiqué officiel pour dénoncer une intervention menée au domicile du maire, Ralph Youri Chevry. Selon l’administration municipale, l’opération aurait été conduite par quatre véhicules blindés, sans notification préalable ni information officielle transmise à l’intéressé.
La municipalité affirme que cette action s’est déroulée en dehors de tout cadre légal clairement établi, soulignant qu’aucune procédure formelle n’aurait été respectée avant cette descente.
Le communiqué rappelle qu’un précédent similaire avait déjà été enregistré le 12 décembre 2025, lorsque la DCPJ, accompagnée de représentants judiciaires, était intervenue dans des conditions comparables, également sans mandat officiellement présenté.
Pour la Mairie, la répétition de ces pratiques soulève de sérieuses préoccupations, estimant qu’elles compromettent la sérénité administrative et fragilisent la stabilité institutionnelle de la capitale.
Cependant, face à la multiplication de ces interventions, une question centrale s’impose dans le débat public : le maire Ralph Youri Chevry ignore-t-il la notion de démission dans un contexte de soupçons persistants ?
Alors que la DCPJ intensifie ses descentes et que les suspicions publiques s’amplifient, pourquoi l’édile de Port-au-Prince demeure-t-il attaché à son poste, sans clarification publique ni initiative politique forte susceptible d’apaiser les tensions ?
Cette posture interroge autant la responsabilité individuelle que les mécanismes institutionnels de reddition de comptes, dans un environnement où la confiance citoyenne demeure profondément fragilisée.
Tout en rappelant que le maire est un agent public en exercice, la Mairie insiste sur son attachement aux lois et aux principes de l’État de droit. Elle interpelle néanmoins les autorités compétentes sur le manque de transparence entourant ces opérations et exige des explications claires quant à leurs motifs et à leurs fondements juridiques.
Enfin, l’administration municipale met en garde contre les conséquences de telles pratiques sur la confiance démocratique et le fonctionnement des institutions publiques, appelant à la retenue, au respect des droits fondamentaux et au dialogue institutionnel.
Rédaction : Zantray News Haïti