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Après les États-Unis, le Canada et l’UE, c’est au tour de l’OEA de rappeler la fin du mandat du CPT en Haïti

Face à l’incertitude politique qui persiste en Haïti, la communauté internationale continue de suivre de près la situation, multipliant les appels au respect du calendrier de transition. Après les déclarations récentes des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, c’est désormais le Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA) qui s’exprime, rappelant que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) doit s’achever le 7 février 2026, conformément à l’Accord du 3 avril 2024.

Les États-Unis ont été parmi les premiers à insister sur la nécessité d’un respect strict des délais constitutionnels et des engagements internationaux, critiquant toute tentative des membres du CPT de changer le gouvernement pour déstabiliser davantage le pays. Le Canada, de son côté, a appelé à un dialogue inclusif entre les acteurs politiques haïtiens, mettant en avant la nécessité de préparer des élections plutôt que de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Quant à l’Union européenne, elle a rappelé l’importance de la continuité institutionnelle et du maintien d’une stabilité minimale pour garantir la sécurité et le fonctionnement des services publics.

Dans ce contexte, le Secrétariat général de l’OEA souligne que les décisions relatives à la future gouvernance doivent être prises par les dirigeants haïtiens et les acteurs nationaux eux-mêmes. Tout accord politique doit être clair, assorti d’un calendrier précis et respecter le caractère temporaire des mécanismes de transition.

L’organisation insiste également sur une approche orientée vers les résultats, donnant la priorité au rétablissement de la sécurité et à l’organisation d’élections crédibles. Selon les responsables, Haïti se trouve à un tournant historique.

La stabilité actuelle, fragile mais cruciale, repose sur un engagement constructif entre les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux, prévient l’organisation. Dans ce cadre, l’OEA recommande une coordination étroite, fondée sur le dialogue et la transparence, afin de garantir que les mesures adoptées servent réellement les intérêts du peuple haïtien et favorisent un redressement institutionnel et économique durable.

Le Secrétariat général appelle par ailleurs tous les acteurs politiques et les forces vives du pays à faire preuve de responsabilité et d’esprit d’unité. La priorité reste la paix et le bien-être des citoyens, tout en veillant à ce que les institutions démocratiques soient renforcées et que la transition ne se transforme pas en prolongement indéfini de l’autorité actuelle.

L’organisation a fait ces déclarations dans un contexte où les réactions internationales visent certains membres du Conseil présidentiel qui souhaitent remplacer le Premier ministre, les qualifiant de criminels et de membres de gangs. L’organisation réitère son engagement à soutenir la mise en place d’une gouvernance stable et le renforcement des institutions démocratiques, en s’assurant que la fin du mandat du CPT se fasse dans le respect des règles convenues.

Rédaction: Zantray News Haïti

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