Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti a présenté un rapport alarmant sur la situation sécuritaire du pays. Plus de 8 100 homicides ont été enregistrés entre janvier et novembre 2025 sur l’ensemble du territoire.
Le document, soumis au Conseil de sécurité le 15 janvier 2026, précise que ce bilan reste incomplet. L’ONU explique que l’insécurité et le contrôle de certaines zones par des gangs ont limité la collecte des données.
Le rapport décrit une montée en puissance des gangs dans les zones urbaines et périurbaines. Ces groupes armés ont multiplié les offensives coordonnées, utilisant des armes lourdes.
Sur la période du 1er septembre au 30 novembre 2025, près de 2 000 homicides volontaires ont été recensés. Les victimes incluent des femmes et des enfants, selon les chiffres communiqués par le BINUH.
La situation s’est également détériorée en dehors de Port-au-Prince. Les départements de l’Artibonite et du Centre ont connu une hausse significative des homicides par rapport à l’année précédente.
Le rapport cite plusieurs opérations de police conduites à l’automne 2025 dans différentes zones du pays. Certaines de ces actions ont été appuyées par une société militaire privée.
À la suite de ces interventions, des représailles ont été signalées, notamment des assassinats ciblés, des incendies d’infrastructures et des actes de violence contre des civils. Des cas de violence de représailles ont aussi été documentés entre octobre et décembre.
Face à cette situation, la Police nationale d’Haïti, avec l’appui des Forces armées d’Haïti et d’unités spécialisées, a intensifié ses opérations. Ces actions ont permis la réouverture de plusieurs axes routiers stratégiques, selon le rapport onusien.
Rédaction: Zantray News Haïti