La violence liée aux gangs armés a provoqué le déplacement d’environ 6 000 personnes en Haïti en une semaine, selon les Nations Unies. Ce chiffre concerne la période débutant le 6 janvier et résulte principalement d’affrontements à Port-au-Prince.
Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires indique que des habitants ont été contraints de quitter leur domicile dans plusieurs quartiers de la capitale. Ces déplacements s’ajoutent à une situation humanitaire déjà marquée par une insécurité persistante.
D’après l’Organisation internationale pour les migrations, la majorité des personnes déplacées ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil. D’autres se sont installées dans deux sites dédiés aux déplacés internes.
Les Nations Unies signalent que cette recrudescence de violence affecte directement les opérations humanitaires. Le 8 janvier, Médecins Sans Frontières a suspendu ses activités médicales dans le quartier de Bel-Air.
Selon l’ONU, seuls 10 % des établissements de santé disposant de capacités d’hospitalisation sont pleinement fonctionnels dans le pays. Environ 4,9 millions de personnes ont actuellement besoin d’une assistance médicale d’urgence.
Les déplacements internes liés à la violence concernent désormais 1,4 million de personnes en Haïti. Ce total représente environ 12 % de la population nationale.
Rédaction: Zantray News Haïti