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Transition en Haïti : le RHAJAC dénonce une dérive autoritaire et exige le départ du CPT

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) passe à l’offensive contre ce qu’il qualifie de dérive grave et dangereuse du Conseil présidentiel de transition (CPT). Dans un communiqué sans concession, l’organisation accuse le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, de manœuvres visant à prolonger illégalement la transition au-delà du 7 février 2026, en violation flagrante des engagements pris devant la nation.

Pour le RHAJAC, cette tentative de confiscation du pouvoir s’inscrit dans un contexte de corruption, d’impunité et d’échec politique manifeste. Le réseau estime que les membres du CPT, loin d’apporter des réponses à la crise multidimensionnelle que traverse le pays, ont contribué à l’aggravation de l’insécurité, à l’effondrement institutionnel et à la paralysie du processus démocratique.

« Aucun arrangement politique, aucune gymnastique juridique ne saurait justifier le maintien au pouvoir après le 7 février 2026 », martèle le RHAJAC, rappelant que la transition n’a jamais été conçue comme un pouvoir durable, mais comme un mécanisme temporaire destiné à rétablir la sécurité et à organiser des élections crédibles.

L’organisation se montre catégorique : le Conseil présidentiel de transition doit se retirer après avoir échoué à sa mission fondamentale. Elle dénonce avec vigueur la tendance récurrente des dirigeants haïtiens à transformer des mandats transitoires en régimes de fait, au mépris de la souveraineté populaire.

S’exprimant au nom du réseau, Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC, affirme que le peuple haïtien ne peut plus être pris en otage par des dirigeants de transition devenus permanents. Il souligne que la nation réclame des résultats concrets, la restauration de la sécurité, l’organisation d’élections et un retour sans délai à la légitimité démocratique.

Le RHAJAC avertit que toute tentative de prolongation de la transition ne fera qu’accentuer l’instabilité nationale et approfondir la rupture de confiance entre les citoyens et les institutions. Le réseau exige également des comptes clairs sur les dégâts politiques, économiques et sociaux causés au pays durant cette période.
Se réclamant de la vérité, de la responsabilité et de la démocratie, le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption lance un appel solennel à la vigilance citoyenne et réaffirme son opposition totale à toute imposture politique.
En prenant publiquement position, le RHAJAC réaffirme le rôle essentiel du journalisme de veille dans une démocratie en péril. À l’heure où les institutions vacillent et où la tentation de la confiscation du pouvoir refait surface, cette sortie rappelle que la transition n’est pas une fin en soi, mais une obligation de résultats et de reddition de comptes. En brisant le silence et en traçant une ligne rouge claire, le réseau contribue à maintenir vivante l’exigence citoyenne de légalité, de transparence et de retour à l’ordre démocratique.
Rédaction : Zantray News Haïti

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