Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a publié un démenti ferme concernant de supposées primes de départ. L’institution affirme qu’aucune décision de cette nature n’a été prise ni envisagée.
Dans son communiqué, le CPT dénonce une « campagne de désinformation » destinée à semer la confusion à la fin de son mandat. Il appelle les médias à vérifier leurs sources avant toute diffusion.
Cependant, ce type de démenti ne parvient plus à dissiper la méfiance d’une opinion publique profondément désabusée. Les scandales financiers et les soupçons de corruption qui ont éclaboussé plusieurs conseillers ont laissé des traces durables.
Certains membres du CPT ont été cités dans des enquêtes internationales pour leurs liens présumés avec des réseaux de gangs et des opérations de blanchiment. Ces accusations, même non jugées, continuent de peser sur leur image.
Par ailleurs, les promesses répétées de rétablir la sécurité et d’organiser des élections n’ont jamais abouti. À moins de trois mois de la fin du mandat transitoire, aucun calendrier électoral concret n’a été communiqué.
Le fossé entre les engagements publics et la réalité du terrain alimente la frustration. Beaucoup estiment que la transition a manqué de transparence et d’efficacité.
En insistant sur sa bonne foi, le CPT tente de préserver une légitimité fragilisée. Mais dans un contexte de défiance généralisée, ses mots peinent à rétablir la confiance.
Alors que le pays reste en crise, la question essentielle demeure : comment croire un pouvoir transitoire éclaboussé par les mêmes dérives qu’il prétend corriger ?
Rédaction: Zantray News Haïti